Pensées du 01/11/2010


Il y a peu, j’ai regardé un reportage de la BBC sur les nuées d’insectes. J’ai tout de suite fait le rapprochement avec notre expansion en tant qu’espèce humaine. Niche après niche nous remplissons la nature de notre présence et lorsque nous nous établissons quelque part nous changeons les choses, soit en décimant tout ce qui nous passe par les mains pour manger et vivre, soit en changeant volontairement notre milieu pour le rendre plus agréable. Un peu comme les fourmis le fond avec leurs fourmilières géantes…

De l’intérieur cela peu paraître peu évident, mais si on prend le temps de reculer un peu de notre vie quotidienne et de regarder notre évolution non pas sur les hauts faits (ou les autres) mais sur notre présence de plus en plus nombreux sur la planète, notre frénésie à dépouiller notre mère nature est effrayante. En cela nous sommes comme les nuées d’insectes qui dévastent les terres arables et amplifient la désertification jusqu’à ce qu’il ne leur reste plus rien à manger…

Métaphoriquement nous buvons la dernière goute de son seins mais notre insatiable appétit fait que nous allons un pas plus loin, et nous retrouvons à manger le sein nourricier(*).

Sommes nous la race avancée que nous nous prétendons être? Nos capacité cognitive autoproclamé supérieure fait elle de nous autre chose qu’une espèce de nuisible? Sommes nous vraiment autre chose qu’une nuée dont le nombre incroyable sera finalement régulé d’un moyen ou d’un autre par l’épuisement des ressources sur lesquels nous basons notre croissance?

Sommes nous, tels la flamme d’une bougie condamné à bruler tout ce qui nous sers à nous sustenter pour finir dans le néant, notre magnifique lumière vite oublié?

Il peut paraître fou de se poser ce genre de questions. Spécialement car ce sont des questions qui nous apportent une vision « négative » de notre espèce, qui se retrouve réduite par l’analyse des faits à sa plus simple expression. Ici il faut faire un petit travail sur soi et différencier deux choses. L’analyse des faits et notre ressentit dans la vie de tout les jours. Parce que je suis heureux de vivre chaque jour de ma vie, je peux affronter cette image négative. Il en va de même avec beaucoup d’autres sujet comme l’entropie, le big crunch etc… Si vous cherchez des sujets pour déprimer et justifier que votre existence ne sers à rien vous en trouverez. Mais de mon point de vue les deux choses peuvent être séparé, tout du moins en partie et il n’est donc pas nécessaire d’appliquer une valeur sentimentale forte à l’analyse des informations.

Se cacher la vérité reviens à un caprice d’enfant qui refuserait l’idée que le père Noël n’existe pas de peur de voir la source magique de cadeaux se tarir. Il faut donc trouver un moyen de prendre cet argument, de le confronter à la réalité et de voir ce que l’on peut en déduire. Cette exercice doit être fait dans le but de pouvoir regarder notre espèce en face, conscient de ses qualités et de ses défauts. Une fois cela fait, nous pourrons, tels une espèce adulte, construire des utopies vers lesquels diriger nos sociétés. Offrant par notre travail, scientifique, philosophique, mathématique les options d’un futur un peu meilleur. En parcourant ce chemin nous trouvons forcément des choses sur nous qui ne nous plairont pas. Mais nous devrons continuer d’avancer car notre but est noble. Et nous savons que le chemin, nos vies, sont importantes dans l’établissement des choix que notre espèces fera pour son future. Déjà nos ancêtres ont ouvert la voie. Nous en profitons parfois sans s’en rendre compte, parfois avec le plus profond respect pour cet héritage. C’est un chemin bien long. Et nous n’en sommes finalement qu’au début. Et ironiquement, si nous ne grandissons pas relativement vite, nous en sommes peut être aussi bientôt à la fin.

 

(*) La nature le mérite bien dirons certains, après tout nous sommes ses rejetons non ? Ce genre de raisonnement dénote d’un égocentrisme tout humain car il ne marche que si on applique à la nature une « intention » humaine…

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