Une fois n’est pas coutume…


Une petite histoire que j’ai commencé à écrire l’année dernière…  Bon vous l’aurez compris il n’y a pas de fin. 

Mais je suis curieux, qu’en pensez vous ?

~Chapitre 1~ Fort Mallaux

Le conseil des sages était tenu une fois par mois. Il réunissait les hommes qui avaient fait leurs preuves au combat. Mais les guerres étaient loin dans le passé et aujourd’hui ceux qui y étaient présents n’étaient plus que d’habiles politiciens qui avaient su mener leurs carrières. Fort Mallaux était le bastion des Maîtres Dragon et le lieu ancestral du conseil. C’était ici, dans cette immense cité fortifiée au sommet d’un piton rocheux, dont la hauteur amenait la ville aux coeurs des nuages, qu’ils vivaient. La salle du conseil se trouvait sur la place principale, mais en surplomb par rapport aux bâtiments administratif qui l’entourait. Au pieds de ces édifices, accoudé à une colonne de marbre blanc sculptés de motifs, Gilligas regardait sa fille jouer dans la cours intérieur en contrebats. Son esprit s’accordait un furtif répit, analysant les implications que sa requête devant le conseil allait entraîner. Mais il n’avait pas le choix. Les temps changeaient et si la société dans laquelle ils vivaient ne s’adaptait pas elle était vouée à pourrir sur place, rongée par la corruption qu’il sentait déjà grandir un peu plus chaque jour. Sa femme une magnifique amazone maîtresse de Dragon, élancée et aux long cheveux de jais l’enlaça par derrière. Il se laissa aller dans ses bras et tout en continuant de surveiller Léfina il cala sa tête dans le cou de sa bien aimé. « Elle sera bientôt en age de monter son premier Dragon. Est ce que son père lui fera l’honneur de sa première balade dans les aires?» Gillias sourit. Bewelle savait bien que depuis la naissance de Léfina il ne rêvait que d’une chose. Faire voler sa fille avec lui sur le dos de son fidèle dragon. « Le conseil des sages va bientôt commencer. Est ce que tu es prêt ? » lui demandât elle. Le moment de bonheur qu’il avait éprouvé passa alors que ses idées se remettaient en place. Bewelle lui sourit tout en le relâchant, il n’avait plus le choix. Il devait aller de l’avant. Il repassa en revu sa tenu, remettant d’aplomb son blason et ses couleurs. Son armure d’apparat n’avait pas connu le sang. Mais il sentait qu’elle avait été faite pour faciliter les mouvements d’un guerrier. Au moins nos armes ne s’émoussent pas trop… Mais qu’en est-il de notre volonté? Au loin un garde qui malgré la chaleur ne semblait pas souffrir sous son armure d’apparat lui fit signe. Il était attendu. Alors qu’il montait les immenses escaliers droits qui menaient à la salle du conseil il se demanda une dernière fois si la révolution qu’il allait proposer n’allait pas lui coûter plus cher qu’il ne l’avait prévu. Il est un temps ou penser devient un obstacle… Ne pense pas, agi! Bewelle regarda son mari avec fierté, comme toutes les autres femmes chevaucheurs de Dragon elle n’avait pas le droit de porter le fer et de se battre. Les femmes n’étaient utilisées que pour éduquer les Dragons et de temps à autre pour faire le courrier entre les différentes villes de la région. A l’origine le lien entre les hommes et les Dragons semblaient plus fort c’est ce qui leur avait permis une symbiose accru et des performances supérieure en combat. Bien qu’on cru d’abord cette connexion si importante que les femmes ne pourrait l’atteindre, il n’en était rien. Depuis des centaines d’années on avait compris qu’elles pouvaient pallier le naturel par un entraînement quotidien spécial, destiné à mettre en phase la monture et la cavalière. En fait depuis que cet entraînement avait été créé les femmes étaient bien plus habiles avec leurs montures que ne l’étaient les hommes. Bien entendu certains hommes, ceux qui ne s’étaient pas baignés dans la complaisance d’une facilité que la société leur avait donnée, avaient pu subir le même entraînement et avoir des résultats identiques. Seulement la position supérieure que leur habileté naturelle leur avait accordée les avait placés au devant de la scène politique et ils n’étaient pas volontaires pour reconnaître leur position injuste, préférant même accentuer leurs droits au détriment du bien de tous. Son mari se battait contre ce genre d’obscurantisme, une chose de plus qui l’avait séduite. Les royaumes de Katan’ qui s’étendaient à l’est n’avaient pas levé d’armé d’invasion depuis des décennies. Bewelle se souvenait à peine de la dernière grande guerre. Pourtant, même si elle essayait d’éviter la paranoïa ambiante qui semblait être le propre des maîtres Dragon, elle redoutait quand même que quelque chose que personne n’avait prévu puisse arriver. Elle avait bien entendu lu les rapports de leurs espions, ceux-ci ne rapportaient aucune activité anormale. Mais les choses sont rarement ce qu’elles semblent… Léfina avait finit ses corvées et rejoignit sa mère qui se dirigeait vers l’accès au niveau inférieur du fort ou les dragons résidaient. C’était la tache des chevaucheurs que de prendre soins de leurs montures. Cela permettait d’accroître encore un peu le lien entre Dragons et cavaliers. Bewelle montra à sa fille comment nettoyer la poussière qui s’accumulait sur les écailles des pattes du Dragon. Elle avait toujours peur que le Dragon perde patience et donne un coup à sa fille. Un adulte y survivrait peut être mais un enfant de huit ans probablement pas. Les Dragons étaient des animaux très intelligents mais ils restaient des animaux. En une seconde ils pouvaient passer de calme et serein à fou furieux sans qu’on puisse deviner vraiment pourquoi. Léfina s’appliquait à reproduire ce que sa mère lui montrait. Bewelle regarda plusieurs fois en l’air comme si ses yeux pouvaient percer le marbre qui la séparait de Gilligas. Penser à lui ne changera rien. Mais elle le fit quand même, par amour.

ξ 

Les trois lames fendirent l’air créant des sifflements stridents. Liyon parât les attaques des hommes en capes mais leurs nombres ne lui rendaient pas la vie facile. Il encaissa un coup latéral avec le fourreau de son épée qu’il portait au bras droit. Alors qu’il accompagnait le mouvement pour ne pas encaisser de plein fouet le choc il sentit l’attaque d’un second opposant ripper sur le plastron de son armure. La colère l’emporta sur la raison et il embrocha l’adversaire qui se trouvait devant lui. Les deux autres s’élancèrent sur lui sans hésitations. Ce sont de valeureux guerriers, ils ne reculent pas devant l’adversité, mais ils ne sont pas de taille. Il écartât facilement les attaques et alors que les assaillants tentaient de reprendre leur équilibre il en découpa un en deux au niveau de la taille, le second finit avec une dague en pleins crane avant même que ce dernier ne puisse relever sa lame. La vitesse avec laquelle il bougeait paraissait incroyable pour un gabarit dans son genre. Dommage j’aurais aimé savoir quelles factions les envoyaient … Ganazato applaudit apathiquement. Liyon n’aimait pas l’air de fouine de son compagnon, mais il n’avait pas trop d’autres choix que de continuer à endurer la présence de son compagnon d’arme. Liyon mesurait plus de deux mètres, ce qui en faisait un géant pour la plupart de gens. Mais si Ganazato était presque aussi gigantesque que son homologue, il n’avait pas l’aura d’assurance de Liyon. Ce qu’il compensait en affichant un air désabusé dont il fallait se méfier. « Si vous avez finit de vous amuser avec les autochtones peut être pouvons nous reprendre notre mission? » Liyon se força à ne pas éclater de rire. Ganazato était vraiment un sacré numéro. Il ne l’avait encore jamais vu sortir son arme et pourtant ce dernier le traitait déjà comme un vieux compagnon d’arme. Jouant le blasé il remit son arme au fourreau et se dirigea vers le corps du dernier assaillant. Maintenant le corps sans vie a terre avec un pied il retira la lame du crane et l’essuya sur la tunique du cadavre avant de la remettre en travers de son dos dans son foureau. Finalement il repris le chemin vers leur destination. Ganazato qui le suivi repris de plus belle. « Vous n’êtes pas vraiment un bavard n’est ce pas ? Voilà quatre jours que nous voyageons ensemble et j’ai plus entendu le son de votre lame que celui de votre voix.» L’ignorant, Liyon s’arrêta prêt d’un arbre au feuillage épais et comme convenu il fit une marque sur un des troncs. Pour n’importe qui de non initier la marque ne représentait qu’une altération qui pouvait passer pour une marque du temps. Mais pour un traqueur, cette marque était un indice important. Si il leur arrivait quoique ce soit les marques qu’il avait laissées raconterai son histoire et permettrait à ses hommes de finir sa mission. Un monde de plus que nous allons devoir conquérir au nom de notre seigneur. Ils avaient croisés de nombreux guerriers, mais Liyon avait la conviction que les défenseurs de ce monde allaient être plus ardu à faire tomber que ceux des autres mondes qu’il avait aidé à conquérir jusque là.

ξ

Les quartiers de résidence n’avaient rien de bien glorieux, la plus grande partie du fort et du rocher sur lequel la ville était construite l’avait été dans des temps de guerre ou la seule préoccupation avait été d’aménager les dragons aux mieux. Les chevaliers restant peu au fort leurs quartiers étaient spartiate et ce n’est qu’avec le temps de paix que ceux ci avaient été réformés. Mais l’espace étant précieux on avait pris grand soin de ne point en gâcher. Bewelle arrangeait sa chevelure et du coin de l’oeil regardât sa fille qui l’imitait en tout point. Elle se rappela qu’en tant que mère l’une des leçons qu’elle avait à donner à son enfant est que la beauté intérieure, bien que plus difficile à cultiver que la beauté extérieure est plus gratifiante et dure plus longtemps. Mais prendre soins de soi est aussi une nécessité car l’image que l’on reflète sur le miroir est aussi le reflet de notre estime de nous même. Donner des leçons de vies est un rôle important d’un parent tout autant que de savoir quand il faut les assener et quand il faut laisser l’enfant faire ses propres erreurs. Elle sourit lorsqu’elle vit que sa fille avait déjà laissé sa brosse pour se rendre à la fenêtre. Léfina avait entendu les pas de son père alors que celui ci était encore bien loin. Même Bewelle ne l’avait pas encore remarqué. Bewelle comme tout les parents espérait que sa fille serait promise à de grandes choses. Mais elle savait aussi qu’elle ne devait pas reporter sur sa fille ses espérances déçues. Parfois je me pose trop de question… La porte s’ouvrit et Giligas, entra dans leurs quartiers, lui esquissant un sourire pleins d’amour et de fierté. Elle se sentit rassurée : Il a réussi à délivrer son message. « Il est bien tard pour que cette jeune fille soit encore debout. Surtout si elle veut faire son premier vole avec son père demain matin. » Le cris d’excitation qui s’en suivirent allait certainement leur apporter une ou deux remontrances de la part de leurs voisins le lendemain. Mais Bewelle ne pouvait se résoudre à gâcher se moment.

ξ

La porte de la chambre claquât contre les tentures qui cachaient le mur de pierre. Celui que la rumeur prédisait comme étant le futur baron du haut conseil, rentra dans sa chambre d’un pas lourd tout en arrachant son armure d’apparat. Degan essayât de se calmer, la colère qui l’animait ne lui était d’aucune aide. Gilligas avait réussi à s’exprimer devant le conseil malgré tout ce qu’il avait fait pour l’en empêcher. Ce salop à de sérieux appuis… Mais ceux-ci vont payer cher le prix de leur trahison ! Il se forçat a organiser ses pensées, il fallait réagir car c’était leur mode de vie qui était en jeu ici. L’armure d’apparat qui refusait de tomber le cisaillait à la taille aussi il prit le temps de décrocher les attaches qui se situaient sur le coté du plastron doré et il s’en extirpa tant bien que mal. Une fois plus à l’aise son esprit commença l’analyse à posteriori des événements. Un talent qui n’était pas étranger à son statut de second du haut conseil. Il repassa les propositions de Gilligas une à une. L’équité de décision homme femme au conseil, une aberration de plus… Certainement dicté par son amazone de femme au coin de l’oreiller. Le renforcement de leur armée par l’ajout de cours de stratégie militaire et autres absurdités… Fort Mallaux avait connu les guerres de frontière des milles dernières année et n’était pas tombé. Pourtant Gilligas avait raison sur certains points. Mais sans raison militaire de renforcer l’armé il ne pouvait y avoir de vote dans cette direction. Si seulement j’avais compris plus tôt ou il voulait en venir, j’aurais pu l’utiliser pour arriver à mes fins. Degan se laissa aller sur une chaise que lui tendait un de ses serviteurs. « Maître nous avons préparé le souper, désirez vous le prendre maintenant ou préférez vous vous rafraîchir avant? » Degan sourit à son vieil ami et servant, l’homme servait sa famille depuis avant sa naissance. Il avait pour le vieil homme une affection sincère. Ce sentiment calma momentanément sa fureur mais il savait qu’elle reviendrait. Le vieil homme réalisant le changement dans l’atmosphère lui posa amicalement une main sur l’épaule. « Voilà qui est mieux. Votre tempérament vous perdra jeune maître. » Degan qui se sentait un peu mieux se tourna vers son servant et un sourire en coin lui murmurât : « Ingelar je ne suis plus si jeune que cela. Combien de fois devrais je te le répéter? » Les sourcils du vieil homme s’arc-boutèrent lui donnant un air dépité. « Tout est relatif je suppose. Concernant ce souper ? » « Prendre des forces est un atout avant toute bataille. Même celles que je dois mener devant l’assemblée. » Et derrière les portes closes, puisqu’il en est ainsi aujourd’hui… « Au vu de la bonne mesure de votre embonpoint je ne doute pas que votre grandeur dans le joutes verbal doit être sans égal. » Vieil ami, tu cherches a me faire oublier mon ire par tes joutes verbal? Comme je suis chanceux de t’avoir à mes cotés.

ξ

Une construction en bois et en pierre qui juché sur la hauteur d’un piton rocheux était quasi inaccessible par voix terrestre. Une forteresse légendaire habitée par les chevaliers Dragons. Voilà tout ce que Liyon avait appris de ce fort Mallaux. Notre armé ne possède aucune force volante… Nous sommes confrontés à un problème de taille cette fois ci… « Notre force de frappe sera limité. Tout du moins dans un premier temps. Les portails ne permettront pas de transporter assez de troupes pour une attaque de front. Nous devons oeuvrer plus intelligemment mon cher Liyon. » Ganazato avait déjà un plan dans la tête. Liyon déchiffrait sans mal le regard malicieux de son compagnon. Il me sous estime depuis le début. Je pourrais lui montrer ce qu’il en est mais tant que cela n’agit pas contre mon avantage…

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