Par dela le bien et le mal…


Samedi dernier, une question qui ressemblait beaucoup à   « Puisque tu es athée et que ta vision du monde est de voir la réalité tu ne dois pas croire dans le bien et le mal ? » m’a été posé.

Cela tombe bien cela faisait un moment que je voulais écrire la dessus et mes nombreuses discutions avec mes amis. (dont ceux qui me lisent reconnaitront bien ma pensée ici)

Tout d’abord je pense qu’il convient de définir une chose importante. Pour la plupart, les gens ont une des deux visions suivantes et ne considère pas l’autre comme compatible. (Ils ont tort)

-Hypothèse A : L’univers s’arrêtera un jour et donc tout ce que nous faisons, tout ce que nous construisons, tout ce que nous léguons sera détruit.

– Hypothèse B : Nos actions sont importantes cas elles déterminent le monde dans lequel on vit et celui que l’on lègue à nos descendants. (source de la notion du bien et du mal dans nos sociétés)

C’est de ces deux définitions que découlent la notion du bien et du mal des gens. Bien entendu je pense qu’elle sont largement insuffisante mais pour eux penser que l’hypothèse A est vraie entraine directement la négation d’une morale quelconque issu de l’hypothèse B. D’où la question stupide qui revient régulièrement lorsque l’on dit que l’on est athée et que l’on croit que le cosmos, tel qu’on le connait, a eut un début et aurat une fin.

Pourquoi ils ont tort ? C’est facile à deviner, ils n’apprécient pas l’échelle du problème et sont importance. Si comme nos connaissances scientifiques tendent à nous le faire penser,  il ne survivra rien de tout ce que nous construisons ou faisons, cette fin ultime n’arrivera probablement pas avant très TRÈS longtemps. En attendant l’hypothèse B s’applique fortement à nos sociétés et donc l’établissement d’un système de valeur. Parmi lesquels le bien et le mal, est important. En gros à l’échelle du cosmos tout ce que nous faisons ne sert à rien. Mais à notre échelle nos comportement ont une importance capitale car il déterminent comment nous vivrons nous humains dans le monde de demain mais aussi dans le monde d’aujourd’hui. De nos notions de bien et de mal par exemple découleront nos comportements avec nos frères humains mais aussi nos cousins les animaux sensibles… (je n’aime pas le terme français je préfère l’anglais « sentient »)

C’est pourquoi ces notions ne peuvent pas être fixes contrairement à ce que veulent enseigner les religions. Bien entendu elle ne doivent pas (ou rarement) être revu complétement mais nous humains avons nécessité de perpétuellement les affiner pour les faire correspondre à notre perception du monde. Beaucoup s’étonne d’ailleurs que la zeitgest de la morale aille dans un sens qui semble être vers le « mieux » sur le long terme… (semble car c’est une notion que nous ne pouvons pas juger car nous sommes part intégrante de l’équation et nous la biaisons de facto)

Il existe probablement des notions autres que le bien et le mal qui ont une importance égal dans le propos. Stéphane, tel un Nietzsche, suggère par exemple « La puissance »  (ou le désire de puissance) comme étant une part intégrale de l’équation. Mais nous apprenons lentement, pour l’instant notre espèce est encore bloquée sur la notion de Bien et de Mal… Qui est en fait un seul concept et pas deux, celui de la balance dont les repères indiquent « PAS ACCEPTABLE » d’un coté et « ACCEPTABLE » de l’autre.

Avoir le sens du bien et du mal permet entre autre de vivre les uns avec les autres sans avoir recours à des modèles de sociétés plus archaïque ou la force du plus fort règne.  Pour moi la force de la civilisation humaine est d’aller au delà de cela et de puiser ses forces non plus dans le physique ou l’astuce seul mais dans toute la palette qui est à notre disposition, parmi les humains, en faisant en sorte que tous puissent vivre et apporter à la société dans laquelle ils évoluent. Les plus grand scientifiques ne pourraient pas se consacrer à leur art si ils devaient se soucier du repas du lendemain. Dés lors que sont apparut les cités, il est devenu évident que nous devions trouvé un moyen de faire en sorte que tous participent en fonction de leur talents innés ou acquis. La république de Platon est une réflexion sur ces sociétés et comment les construire. Mais si Platon était un génie il faut bien avouer que nous nous sommes un peu écarté de ses principes. (L’industrialisation rend la nécessité d’avoir une bonne partie de la population de la cité paysanne caduque par exemple)  Depuis peu les cités sont devenus pays et le nombre d’humains ayant explosés nous devons faire face à des problèmes, c’est relativement nouveau, que nous avons nous même causé. Ces casses têtes nous semblent important car de nos réponses dépendent le fait que la vie (en tout  cas celle de notre espèce au minimum) continue sur cette terre.  Ces nouveaux problèmes à leur tour demandent la réévaluation de notre définition du bien et du mal.  Ce qui ne manque pas de déclencher l’ire des traditionalistes et autres conservateurs bornés qui bien vite auront disparut dans les méandres du temps . Ils seront cependant remplacé (si notre espèce survit) par des gens qui seront tout aussi traditionalistes mais dont le curseur définissant le Bien et du Mal aura été déplacé par la nécessité des évènements.

Voilà pour ce soir (^_^)

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